Mathilde Zampieri, une vie entre terre et mer

27/06/2019 | Observateurs du monde

Nous vous proposons une petite parenthèse sous le soleil et les embruns de la Polynésie Française, en partant à la rencontre de Mathilde Zampieri.

Cette jeune windsurfeuse est aussi engagée pour la place des athlètes féminines dans les sports de glisse que pour la sauvegarde de cet environnement marin qu’elle chérit tant. Observatrice d’un océan aujourd’hui de plus en plus fragile, elle vous propose de découvrir son univers entre terre et mer.

©Mathilde Zampieri

Le windsurf, une histoire de famille ?

Complètement ! Cette passion me vient de mon père qui ride depuis son plus jeune âge. Dès que j’ai eu envie de le rejoindre sur l’eau, il m’a fait monter sur une planche.

Devenir professionnelle, c’était un rêve de petite fille ?

Oui totalement. A 8 ans et demi je m’imaginais déjà aux championnats du monde ! (rires)

©Mathilde Zampieri

Peux-tu nous en dire plus sur ton quotidien entre terre et mer ?

J’ai la chance de pouvoir allier mes études, le sport, mais aussi tout ce qui tourne autour du sport (shootings photos et vidéos), qui prennent également beaucoup de temps. J’essaye d’être le plus souvent possible à l’eau, et le reste du temps je suis à l’université.


Quelles sont les prochaines compétitions à venir et comment tu comptes les préparer ?

Cette année j’ai décidé de lever un peu le pied sur les compétitions, puisqu’elles me font louper énormément de cours, et je voulais me focus un peu plus sur ma première année d’études. Je reviens tout juste du Défi Wind Caribbean, et je suis d’ailleurs super contente d’avoir obtenu la troisième place de cet événement chez les femmes ! Si tout se passe bien, ma prochaine destination sera Hawaii ou la Nouvelle-Calédonie. La meilleure prépa est de passer un maximum de temps sur l’eau, et évidemment éviter le Mac Do !  (rires)

©Mathilde Zampieri

Tu es déjà la vedette de deux films, “Girl in the sea” et “Meherio“. Ce second volet aborde la place des femmes dans les sports de glisse ainsi que la préservation de l’environnement marin. Deux thématiques qui te sont chères ?

C’était super important pour moi d’aborder le sujet de la place des femmes dans les sports de glisse. Notre place évolue mais nous avons encore beaucoup de chemin à parcourir avant que certaines soient reconnues et respectées à leur juste valeur. Dans ce monde où l’on valorise le sport masculin, mettant en avant la « puissance » des hommes d’un côté, et de l’autre les choix de tenues des femmes ou leur corps, il peut s’avérer très difficile pour une femme de se frayer un chemin et de trouver sa place.

Pour ce qui est de l’environnement, je pense clairement que c’est la priorité numéro 1 dans le monde et je trouve ça important d’en parler et d’essayer de faire bouger un peu les choses. Chacun peut le faire à son niveau !

La pollution plastique qui inonde le pacifique est de plus en plus présente. Cette pollution, l’observes-tu régulièrement ?

J’ai la chance de vivre dans un endroit plutôt épargné par cette pollution massive. C’est une raison de plus pour essayer de faire en sorte que ces tonnes de plastique n’arrivent jamais dans nos lagons.

©Mathilde Zampieri

Sens-tu l’univers des sports de glisse engagés contre la pollution de l’océan ?

De plus en plus. J’ai la chance d’être ambassadrice du magnifique mouvement “Coral Gardeners” qui restaure nos coraux en Polynésie et je suis hyper heureuse de voir que la majorité des riders tahitiens sont à fond derrière eux !

J’admire également beaucoup Sarah Hauser pour son engagement remarquable pour l’environnement et son concept Trashy Selfie à Hawaii.

Quels sont tes éco-gestes au quotidien ?

Un geste qui est vraiment simple : une gourde. C’est tellement facile, et ça permet d’éviter d’utiliser des centaines de bouteilles en plastique.

Une astuce à partager pour une vie zero déchet ?

Essayez de minimiser le plus possible votre consommation plastique. Adios les pailles et bouteilles, utilisez des couverts réutilisables et bannissez les sacs plastiques !

Pour suivre Mathilde Zampieri et ne rien manquer de son actu c’est par ici :

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Mathilde Zampieri, une vie entre terre et mer

27/06/2019 | Observateurs du monde

Nous vous proposons une petite parenthèse sous le soleil et les embruns de la Polynésie Française, en partant à la rencontre de Mathilde Zampieri.

Cette jeune windsurfeuse est aussi engagée pour la place des athlètes féminines dans les sports de glisse que pour la sauvegarde de cet environnement marin qu’elle chérit tant. Observatrice d’un océan aujourd’hui de plus en plus fragile, elle vous propose de découvrir son univers entre terre et mer.

©Mathilde Zampieri

Le windsurf, une histoire de famille ?
Complètement ! Cette passion me vient de mon père qui ride depuis son plus jeune âge. Dès que j’ai eu envie de le rejoindre à l’eau, il m’a fait monter sur une planche.
Devenir professionnelle, c’était un rêve de petite fille ?
Oui totalement. A 8 ans et demi je m’imaginais déjà aux championnats du monde ! (rires)

©Mathilde Zampieri

Peux-tu nous en dire plus sur ton quotidien entre terre et mer ?
J’ai la chance de pouvoir allier mes études, le sport, mais aussi tout ce qui tourne autour du sport (shootings photos et vidéos), qui prennent également beaucoup de temps. J’essaye d’être le plus souvent possible à l’eau, et le reste du temps je suis à l’université.
Quelles sont les prochaines compétitions à venir et comment tu comptes les préparer ?
Cette année j’ai décidé de lever un peu le pied sur les compétitions, puisqu’elles me font louper énormément de cours, et je voulais me focus un peu plus sur ma première année d’études. Je reviens tout juste du Défi Wind Caribbean, et je suis d’ailleurs super contente d’avoir obtenu la troisième place de cet événement chez les femmes ! Si tout se passe bien, ma prochaine destination sera Hawaii ou la Nouvelle-Calédonie. La meilleure prépa est de passer un maximum de temps sur l’eau, et évidemment éviter le MacDo ! (rires)

©Mathilde Zampieri

Tu es déjà la vedette de deux films, “Girl in the sea” et “Meherio“. Ce second volet aborde la place des femmes dans les sports de glisse ainsi que la préservation de l’environnement marin. Deux thématiques qui te sont chères ?
C’était super important pour moi d’aborder le sujet de la place des femmes dans les sports de glisse. Notre place évolue mais nous avons encore beaucoup de chemin à parcourir avant que certaines soient reconnues et respectées à leur juste valeur. Dans ce monde où l’on valorise le sport masculin, mettant en avant la « puissance » des hommes d’un côté, et de l’autre les choix de tenues des femmes ou leur corps, il peut s’avérer très difficile pour une femme de se frayer un chemin et de trouver sa place.

Pour ce qui est de l’environnement, je pense clairement que c’est la priorité numéro 1 dans le monde et je trouve ça important d’en parler et d’essayer de faire bouger un peu les choses. Chacun peut le faire à son niveau !

La pollution plastique qui inonde le pacifique est de plus en plus présente. Cette pollution, l’observes-tu régulièrement ?
J’ai la chance de vivre dans un endroit plutôt épargné par cette pollution massive. C’est une raison de plus pour essayer de faire en sorte que ces tonnes de plastique n’arrivent jamais dans nos lagons.

©Mathilde Zampieri

Sens-tu l’univers des sports de glisse engagés contre la pollution de l’océan ?
De plus en plus. J’ai la chance d’être ambassadrice du magnifique mouvement “Coral Gardeners”, qui restaure nos coraux en Polynésie et je suis hyper heureuse de voir que la majorité des riders tahitiens sont à fond derrière eux !

J’admire également beaucoup Sarah Hauser pour son engagement remarquable pour l’environnement et son concept Trashy Selfie à Hawaii.

Quels sont tes éco-gestes au quotidien ?
Un geste qui est vraiment simple : une gourde. C’est tellement facile, et ça permet d’éviter d’utiliser des centaines de bouteilles en plastique.

Une astuce à partager pour une vie zero déchet ?
Essayez de minimiser le plus possible votre consommation plastique. Adios les pailles et bouteilles, utilisez des couverts réutilisables et bannissez les sacs plastiques !

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