Anaelle, tortue révolutionnaire

30/10/2019 | Rencontre avec...

Nous vous invitons à prendre la route de Bordeaux, à la rencontre d’Anaelle Sorignet, blogueuse écolo de La révolution des tortues ! Sur son blog dédié à l’écologie et la consommation responsable, Anaelle nous livre depuis plus de 4 ans en toute honnêteté et avec humour ses astuces, gestes simples et informations toujours fondées pour vivre plus sainement.
Aujourd’hui elle nous en dit plus sur son blog, ses projets, son point de vue sur l’effondrement et nous partage même quelques conseils pour un mode de vie plus durable !

                   © Anaelle Sorignet

Quand et comment a commencé l’aventure de la révolution des tortues ?

J’ai lancé le blog en Janvier 2016. Ça faisait un moment que ça me trottait dans la tête, de rouvrir un blog (j’en ai depuis que Skyblog existe…). Je cherchais des infos sur comment appliquer l’écologie dans son quotidien et ce qui me frappait, c’était que je trouvais soit des blogs très girly qui ne m’inspiraient pas trop, soit des blogs très austères, un peu moches, qui ne donnaient pas envie de les lire. J’avais envie de parler d’écologie de manière légère et drôle. Alors je me suis lancée !

D’où vient ton intérêt pour l’écologie ?

Je viens d’une famille où on trie et où on ne gaspille pas. Mais j’étais une étudiante qui achetait ses cordons bleus à LIDL comme les autres. Quand je suis partie au Canada pour un échange universitaire, en 2011, ce qui m’a frappée c’est la surconsommation. Ça existe en France, évidemment, mais en Amérique du Nord c’est un autre niveau et ça m’a ouvert les yeux.

Etait-il primordial pour toi d’associer écologie et humour au cœur de tes articles ?

Bien sûr ! C’est l’ADN du blog.

Auteure, conférencière, formatrice, tu es aussi tout cela en dehors de ta casquette de blogueuse. Peux-tu nous en dire plus ?

Quand tu tiens un blog, ça te prend tellement de temps et d’énergie qu’au bout d’un moment, si tu veux continuer à un bon rythme, il faut envisager d’en tirer des revenus. J’ai testé un peu la pub mais ça ne me plaît pas du tout, je ne me sens pas libre et mon but n’a jamais été de faire du télé-achat. Alors j’ai cherché ce que je pouvais développer d’autre, comme donner des conférences sur mes sujets, écrire des livres, créer des formations… C’est en cours !

Quel regard portes-tu sur l’éveil des consciences qui semble avoir actuellement lieu ?

Il y a certes plus de médiatisation autour du changement climatique, de la pollution, du fléau plastique, etc. mais c’est tellement dérisoire par rapport à l’ampleur de la catastrophe. On en est encore à essayer de chasser les gobelets et pailles à usage unique, alors que c’est tout le modèle de société qu’il faudrait repenser. On n’est absolument pas à la hauteur des enjeux, même nous les « écolos ». Je ne vois pas de quoi se réjouir, malheureusement.

                   © Lucie Paimblanc

Quels sont tes projets et objectifs sur l’année à venir ?

Je me documente pas mal sur l’effondrement, en ce moment. Je pense que l’on n’y échappera pas alors je cherche comment accepter, le traverser, et renforcer ma résilience. J’ai envie que le blog évolue et reflète ça, sans verser dans le catastrophisme. Plutôt en donnant des pistes (pratiques, spirituelles, etc.) pour s’y préparer. Un peu comme ce que fait le magasine Yggdrasil, mais à ma sauce. Il y aura donc du second degré dedans 😉.

À côté de ça, je développe mon activité de coach d’entrepreneurs engagés. Mon objectif, c’est de libérer le potentiel de tous ceux qui veulent inventer un autre monde, mais qui sont empêtrés dans des problèmes de légitimité (qui suis-je pour entreprendre ? etc.), de tabou vis-à-vis de l’argent, etc.

Quel est le premier geste que tu conseillerais à un néophyte pour s’orienter vers un mode de vie plus durable ?

Simplifier son mode de vie. À chaque achat, se demander sincèrement : est-ce que j’en ai vraiment besoin ? Il y a la méthode BISOU d’Herveline Verdeken et Marie Duboin Lefèvre, qui est parfaite pour ça.

(ndlr : vous pouvez retrouver des infos sur cette méthode BISOU par ici ou encore par là et découvrir chez votre libraire favori, dans un magasin de livres d’occasion ou via un réseau tel que Circul’livre, l’ouvrage écrit par les deux auteures qu’Anaelle cite qui s’intitulé “J’arrête de surconsommer“)

Tous les liens utiles

Le blog de la Révolution des tortues
Les pages facebook , instagram et twitter de la Révolution des tortues.
Découvrez aussi “Engagé et heureux”: le guide pour bien vivre votre transition écologique

Anaelle, tortue révolutionnaire

30/10/2019 | Rencontre avec...

Nous vous invitons à prendre la route de Bordeaux, à la rencontre d’Anaelle Sorignet, blogueuse écolo de La révolution des tortues ! Sur son blog dédié à l’écologie et la consommation responsable, Anaelle nous livre depuis plus de 4 ans en toute honnêteté et avec humour ses astuces, gestes simples et informations toujours fondées pour vivre plus sainement.
Aujourd’hui elle nous en dit plus sur son blog, ses projets, son point de vue sur l’effondrement et nous partage même quelques conseils pour un mode de vie plus durable !

© Anaelle Sorignet

Quand et comment a commencé l’aventure de la révolution des tortues ?

J’ai lancé le blog en Janvier 2016. Ça faisait un moment que ça me trottait dans la tête, de rouvrir un blog (j’en ai depuis que Skyblog existe…). Je cherchais des infos sur comment appliquer l’écologie dans son quotidien et ce qui me frappait, c’était que je trouvais soit des blogs très girly qui ne m’inspiraient pas trop, soit des blogs très austères, un peu moches, qui ne donnaient pas envie de les lire. J’avais envie de parler d’écologie de manière légère et drôle. Alors je me suis lancée !

D’où vient ton intérêt pour l’écologie ?

Je viens d’une famille où on trie et où on ne gaspille pas. Mais j’étais une étudiante qui achetait ses cordons bleus à LIDL comme les autres. Quand je suis partie au Canada pour un échange universitaire, en 2011, ce qui m’a frappée c’est la surconsommation. Ça existe en France, évidemment, mais en Amérique du Nord c’est un autre niveau et ça m’a ouvert les yeux.

Etait-il primordial pour toi d’associer écologie et humour au cœur de tes articles ?

Bien sûr ! C’est l’ADN du blog.

Auteure, conférencière, formatrice, tu es aussi tout cela en dehors de ta casquette de blogueuse. Peux-tu nous en dire plus ?

Quand tu tiens un blog, ça te prend tellement de temps et d’énergie qu’au bout d’un moment, si tu veux continuer à un bon rythme, il faut envisager d’en tirer des revenus. J’ai testé un peu la pub mais ça ne me plaît pas du tout, je ne me sens pas libre et mon but n’a jamais été de faire du télé-achat. Alors j’ai cherché ce que je pouvais développer d’autre, comme donner des conférences sur mes sujets, écrire des livres, créer des formations… C’est en cours !

Quel regard portes-tu sur l’éveil des consciences qui semble avoir actuellement lieu ?

Il y a certes plus de médiatisation autour du changement climatique, de la pollution, du fléau plastique, etc. mais c’est tellement dérisoire par rapport à l’ampleur de la catastrophe. On en est encore à essayer de chasser les gobelets et pailles à usage unique, alors que c’est tout le modèle de société qu’il faudrait repenser. On n’est absolument pas à la hauteur des enjeux, même nous les « écolos ». Je ne vois pas de quoi se réjouir, malheureusement.

© Lucie Paimblanc

Quels sont tes projets et objectifs sur l’année à venir ?

Je me documente pas mal sur l’effondrement, en ce moment. Je pense que l’on n’y échappera pas alors je cherche comment accepter, le traverser, et renforcer ma résilience. J’ai envie que le blog évolue et reflète ça, sans verser dans le catastrophisme. Plutôt en donnant des pistes (pratiques, spirituelles, etc.) pour s’y préparer. Un peu comme ce que fait le magasine Yggdrasil, mais à ma sauce. Il y aura donc du second degré dedans 😉.

À côté de ça, je développe mon activité de coach d’entrepreneurs engagés. Mon objectif, c’est de libérer le potentiel de tous ceux qui veulent inventer un autre monde, mais qui sont empêtrés dans des problèmes de légitimité (qui suis-je pour entreprendre ? etc.), de tabou vis-à-vis de l’argent, etc.

Quel est le premier geste que tu conseillerais à un néophyte pour s’orienter vers un mode de vie plus durable ?

Simplifier son mode de vie. À chaque achat, se demander sincèrement : est-ce que j’en ai vraiment besoin ? Il y a la méthode BISOU d’Herveline Verdeken et Marie Duboin Lefèvre, qui est parfaite pour ça.

(ndlr : vous pouvez retrouver des infos sur cette méthode BISOU par ici ou encore par là et découvrir chez votre libraire favori, dans un magasin de livres d’occasion ou via un réseau tel que Circul’livre l’ouvrage écrit par les deux auteures qu’Anaelle cite qui s’intitulé “J’arrête de surconsommer“)

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